Charmed

Charmed
La chanson du générique est un extrait du morceau "how soon is now" de The Smiths (groupe américain qu'on nous a encore caché grr). Voici les paroles du générique (la chanson en entier est beaucoup plus longue) :

"I am the son and the heir
I am human and I need to be loved
Just like everybody else does
See, I've already waited too long
And all my hope is gone"

"Je suis le fils et l'héritier
Je suis humain et j'ai besoin d'être aimé
Juste comme tout les autres font
Regarde, j'ai déjà trops attendu
Et tout mon espoir est parti"

Hey mais les 4 dernières phrases ça correspond trops à ma vie c'est dingue ! lol

Si vous voulez écouter le générique , cliquez ici .

# Posté le lundi 23 janvier 2006 17:38

Baudelaire

Baudelaire
De part sa capacité à rendre beau par la magie de l'écriture ce qui est ordinairement laid, Baudelaire est dans un sens un précurseur du gothisme. La philosophie du gothisme est de rendre beau ce qui est laid pour lutter contre ses peurs ou sa mélancolie. Faire de ce qui est déchéant une passion. Célébrer la mort pour mieux aimer la vie.

Ainsi si on peut que Baudelaire est un précurseur du gothisme (dans les sens où les gothiques ont repris le romantisme noir), les idiots qui ont pu dire que le gothisme est une évolution du nazisme (je n'ai jamais entendu quelquechose d'aussi stupide) n'ont vraiment rien compris.

Une charogne (baudelaire) :

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infame
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une facon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint ;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur etait si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'ou sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élancait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiete
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait laché.

Et poutant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serez, ô reine des grâces,
Apres les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses.
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beau! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposées !

# Posté le mardi 24 janvier 2006 06:26

Modifié le lundi 02 juillet 2007 12:01

La télévision

La télévision
Introduction

La télévision est aujourd'hui un instrument de contrôles dans la mesure où l'on cherche à manipuler les esprits grâce à elle. Par la diffusion de programmes abêtissants, on veut que les gens cessent de réfléchir, perdent leur esprit critique de façon à leur faire faire ce que l'on souhaite plus facilement. La diffusion ou l'annonce répétée d'un homme politique par exemple peut servir à conditionner les esprits. L'exemple le plus frappant est celui de l'image de François Miterrand affichée de façon subliminale (très rapide : on ne se rend pas compte qu'on la voit mais elle reste gravée dans l'inconscient) à chaque spot d'antenne 2 lors de sa première campagne à l'élection présidentielle. La répétition des informations joue un rôle dans leur assimilation : un mensonge répété 1000 fois devient facilement une vérité dans l'esprit des gens. Hitler de son temps utilisait déjà la radio ou le cinéma pour sa propagande.

La publicité

La publicité a pour but de faire de nous de bons consommateurs dénués de sens critique, capable d'acheter toutes les bêtises qu'on peut vendre. La plupart des publicités ont un ton infantile ou débilitant, comme si on s'adressait à des enfants ou à des handicapés mentaux. En raison de la suggestibilité (facilité d'inspirer des idées, des actes à quelqu'un qui est dit suggestible) parler à quelqu'un comme à un enfant de 12 ans produira une réaction équivalente à un enfant de cet âge. La publicité utilise aussi la part animale de chacun lorsque par exemple elle utilise un homme nu ou une femme nue pour vendre un parfum. La publicité comme nombre de programmes débiles dont on nous boursoufle les yeux et les oreilles font appel à nos émotions pour court-circuiter notre analyse rationnelle et implanter dans notre inconscient, des désirs et même des peurs. On peut lire dans 1984 de George Orwell un exemple d'un de ces contrôles des esprits : des gens sont installés dans une pièce où l'on diffuse sur un écran des images insupportables sensé représenter l'opposition au gouvernement : c'est les deux minutes de la haine. Les gens deviennent fou devant ces images et s'arracheraient les cheveux ou se taperaient dessus si la diffusion durait plus longtemps. Ce qui montre que ce que l'on cherche à nous faire haïr comme ce que l'on cherche à nous faire aimer est à considérer par soi même pour se faire son propre jugement. Surtout réfléchir sur ce qu'on nous montre et ne pas se complaire dans sa médiocrité : trouver « cool » le fait d'être bête, inculte ...

Le journal « d'information »

Depuis le début des années 90, le journal d'information est devenu un magazine d'actualité, noyant la véritable et essentielle information sous des flots de reportages futiles, la page des sports ou encore une publicité déguisée pour le dernier film sorti. Même le plus important est traité sous un angle de magazine, de fait divers : d'un sommet international sera montré les personnes importantes se serrer la main, mais aucune analyse ou information sur le sujet traité ne sera réellement donné. Dès que quelqu'un est invité pour parler intelligemment d'un sujet, son temps de passage est réglé à la seconde près et il sera aussitôt coupé avant d'avoir finit pour laisser place à un reportage idiot.
Enfin les reportages sont si mal hiérarchisés les uns par rapport aux autres que le téléspectateur a du mal à mémoriser ce qu'il a vu : ainsi une population amnésique est plus aisée à manipuler !

Ne nous laissons pas faire

Ne nous laissons pas faire, le but extrême pourrait bien être la disparition de la démocratie au profit d'une dictature capitaliste où la population distraite est aveugle devant sa servitude, ou parvient même à l'aimer !

# Posté le mercredi 01 février 2006 10:58

La génétique

La génétique

Introduction

La génétique et la biologie connaissent aujourd'hui un tel développement qu'elle se mettent à poser des problèmes éthiques, c'est à dire qu'elles nous donne matière à réflexion sur ce que l'on doit faire ou ne pas faire, en raison du pouvoir grandissant que ces disciplines nous confèrent.
« Je n'admet pas qu'il soit moral d'essayer sur les malades dans les hôpitaux des remèdes (...) sans qu'on les ait préalablement expérimentés sur les chiens » (Claude Bernard).

Limiter l'expérimentation sur le vivant ?

Les progrès des sciences du vivant a été spectaculaire dès lors qu'on a osé pratiquer des dissections d'êtres vivants sans avoir peur de toucher à « l'âme » ou de bafouer la le corps parfait créé des mains de Dieu. L'on ne peut « connaître les propriétés de la matière vivante qu'en disloquant les organismes vivants pour s'introduire dans leur milieu intérieur » (Claude Bernard). De plus, plus on expérimente sur le vivant, plus on comprend les maladies et surtout comment les soigner : personne n'accepterait de nos jours de mourir de la peste ou de la variole sous prétexte qu'il a été dit qu'il faut limiter l'expérimentation sur le vivant. Autre exemple, les cellules souches issu d'un embryon fécondé in vitro ne pose aucun problème éthique puisqu'il est constitué de cellules indifférenciées et donc incapables de penser. Leur utilisation permettra à terme de reconstituer n'importe quel organe sans aucun problème de rejet, ce qui est prometteur.

Cependant le gros problème de la science est qu'elle manipule la vie sans savoir ce qu'elle est : elle sait à peu près comment elle fonctionne mais ne sait pas expliquer ce qu'est ce « souffle » qui distingue la matière vivante de la matière inerte. On joue donc d'une certaine façon à l'apprenti sorcier dans la mesure où l'on ne connaît pas les conséquences de nos actes sur la vie. Par exemple quel sera les conséquences démographiques du vieillissement de la population elle-même en augmentation constante ?
La génétique présente également un risque dans sa récupération politique : les nazis voulaient bien créer une race supérieure, et c'est pourquoi on peut craindre l'apparition de dictatures eugéniques. Le mot « eugénisme » vient du grec eu « bien » et gennân « engendrer ». Volonté d'améliorer la « qualité » de la race humaine. A cette fin, Platon pensait soumettre les mariages à un contrôle étatique. Les nazis ont pensé, quant à eux, qu'en éliminant les races « dégénérées », il parviendrait à créer un type humain « supérieur ». Les manipulations génétiques actuelles, qui permettent par exemple de sélectionner les embryons, peuvent faire craindre un retour de telles idées, scientifiquement et moralement indéfendables.
En fait, les nouvelles découvertes, ont toujours provoqué des frayeurs vis-à-vis de leur application. La génétique est une science nouvelle et provoque les même peurs qu'a pu provoquer la machine à vapeur en son temps. Il convient donc de fixer des limites en attendant la maîtrise de cette nouvelle science. N'oublions pas que nous sommes humain par l'acceptation de nos limites naturelles (ce qui contredit les manipulations génétiques) et par la création de nos limites morales !

Le futur décrit dans les livres et les films de science-fiction, ou se que l'on peut « cauchemarder » ...

- Le meilleur des mondes d'Aldous Huxley

Dans ce livre visionnaire écrit dès 1932, Aldous Huxley imagine une société qui utiliserait la génétique et le clonage pour le conditionnement et le contrôle des individus.
Dans cette société future, tous les enfants sont conçus dans des éprouvettes. Ils sont génétiquement conditionnés pour appartenir à l'une des 5 catégories de population. De la plus intelligente à la plus stupide: les Alpha (l'élite), les Bétas (les exécutants), les Gammas (les employés subalternes), les Deltas et les Epsilons (destinés aux travaux pénibles).
Le "meilleur des mondes" décrit aussi ce que serait la dictature parfaite: une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves "auraient l'amour de leur servitude"...

- Bienvenue à Gattaca, film de Andrew Nichols

Dans un futur proche, un homme raconte son périple pour réussir, contre vents et marées, à atteindre les étoiles.
Dans ce film, on se sent totalement impliqué dans un débat on ne peut plus actuel, puisqu'il consiste à se demander quelle serait notre attitude si nous pouvions choisir, non seulement le sexe de nos enfants, mais aussi leur couleur de peau, leurs capacités intellectuelles, plus généralement leur futur. Que devient l'éthique ici ? Que reste t'il à la nature ? Le hasard n'a plus sa place dans l'acte de procréer, d'ailleurs, il n'y a plus de procréation à proprement parler, puisque toute la croissance du foetus est programmée scientifiquement, sous l'oeil attentif de généticiens et sous le contrôle d'ordinateurs qui analysent, organisent, programment le "produit final" : l'enfant.
Nous sommes, vous et moi, des "invalides", dans cette société élitiste qu'a imaginée Andrew Niccol. Ici, la parturiente qui laisse sa progéniture au hasard est considérée comme un rebut de la société et son enfant ne fera jamais partie des hautes sphères qui dirigent le monde. Jamais ? Pas si sûr, nous dit ce film magnifique. Il présente en effet deux frères dont l'un (Ethan Hawke) est né naturellement, tandis que l'autre a fait l'objet de manipulations génétiques destinées à le "protéger" de la maladie et à en faire un grand de ce monde. En effet, leurs parents, partant d'une bonne intention, décident de se passer des services de la science pour leur premier enfant, préférant laisser son avenir au hasard. Malheureusement, dès la naissance, son profil est calculé avec une extrème précision par un ordinateur surpuissant, qui en trois seconde, et d'après une infime goutte de sang prélevée sur l'enfant, indique aux parents médusés et déconfits que leur rejeton ne passera pas la trentaine, souffrant de graves problèmes cardiaques. Commence alors pour les parents un parcours du combattant, car dans cette nouvelle société, les écoles elles-mêmes refusent l'admission d'enfants "à risques" dans leur enceinte. Il faut bien avouer que le petit est particulièrement chétif et maladroit, pour couronner le tout. Le couple décide alors de faire appel à la science pour le deuxième enfant. Le résultat est à la hauteur de leurs espérances. Dans ce monde prétendument parfait, qui n'est pas sans nous rappeler le chef-d'oeuvre d'Aldous Huxley (Le meilleur des mondes), les malfrats trouvent un nouveau moyen de faire de l'argent facile et propre. Ils ne trafiquent pas des organes, mais se contentent de mettre en relation des "invalides" avec des "valides" déchus, car le hasard est toujours de la partie : la génétique ne peut pas prévoir un accident de voiture, par exemple. Ainsi, Vincent (Ethan Hawke) fait appel à l'un de ces trafiquants pour accéder au saint des saints : Gattaca, dont les lettres ne sont ni plus ni moins que les lettres qui codifient l'ADN. Par cet intermédiaire peu scrupuleux, Jude Law, dans le rôle d'un paraplégique porté sur la bouteille, loue son corps et son identité à Vincent, lui permettant de tromper les scientifiques de Gattaca. Il lui donne son sang, son urine, préparant des poches de fluides en tous genres, afin de déjouer les nombreuses analyses auxquelles doivent se soumettre les employés de Gattaca. Car dans cette cité, le moindre cil est examiné et détermine avec une redoutable précision l'identité de celui qui a eu le malheur de semer ses micro-particules à tous vents. Finalement, l'enfant imparfait finit par aller sur Mars grâce à ce petit jeu, ce qui montre bien que nous ne sommes pas déterminés uniquement par nos gènes, qui ne sont que des prédisposition faisant pencher le hasard plutôt d'un côté que de l'autre sans que tout soit définitivement écrit à l'avance.

- The island, film de Michael Bay

Lincoln Six-Echo et sa camarade Jordan Two-Delta font partie des centaines de Produits d'une immense colonie souterraine où la vie est étroitement surveillée et régie par des codes très stricts. Le seul espoir d'échapper à cet univers stérile est d'être sélectionné pour un transfert sur "l'Île". A en croire les dirigeants de la colonie, l'Île serait le dernier territoire à avoir échappé à la catastrophe écologique qui ravagea notre planète quelques années auparavant et en rendit l'atmosphère à jamais irrespirable...
Lincoln, comme la totalité de ses congénères, a longtemps cru à ce paradis. Mais depuis quelque temps, des cauchemars récurrents troublent ses nuits, et le jeune homme commence à s'interroger sur le sens de sa vie et les restrictions faites à sa liberté.
Poussé par une curiosité tenace, Lincoln découvre bientôt l'atroce vérité...
L'île n'existe pas, ils sont tous des copies, des clones d'être humains qui vivent à la surface et qui se servent d'eux comme réservoir à organes pour remplacer les leurs s'ils défaillent. Les organisateurs de cela on fait du crime un business (exploitant le fait que les gens sont prêts à tout pour rester en vie) et jouent à Dieu d'une manière tout à fait immorale.

- Ce que l'on peut cauchemarder :

- Développement d'un nouveau marché: celui des enfants-produits, vendus sur catalogue, avec des qualités physiques et psychiques proportionnelles à leur prix de vente (enfants beaux et intelligents vendus très cher pour les riches, enfants laids et bêtes vendus moins cher pour les pauvres...)
-
- Création d'humains mutants spécialisés, adaptés au travail et au rang social qu'on leur destine.
- Modification génétique de la "nature humaine"
- Création d'humains aux facultés intellectuelles "bridées"
- Limitation génétique du libre-arbitre, de l'anticonformisme, de l'imagination...

# Posté le mercredi 01 février 2006 11:05

Lionel

Lionel

SI, C'EST VRRAI ... SI, C'EST TRUE !! (hommage à un de nos délires)
Ben voilà c'est lionel un gars de ma classe avec qui je m'entend pas trops mal surtout parceque c'est un comique et qu'en plus il est super sympa !

# Posté le jeudi 02 février 2006 08:34